Le véhicule électrique dans la transition écologique en France

Electric Vehicles in the French Ecological Transition

A large deployment of plug-in vehicles in France can contribute to reduce the climate impact of cars while reaching the ambitions of the French energy transition law. Vehicle to grid and Second life batteries can accelerate the deployment of renewable energy sources (RES) and ensure better grid stability, according to a new report launched by the ECF and Fondation pour l’Homme et la Nature on December 6th. The project was conduceted over 18 months with the input from the French’s automotive sector, battery suppliers, transmission system operators and environmental NGOs, and was underpinned by energy modeling by Carbon 4.

  • The technical report is available for download here (in French)
  • The summary of the report is available here (in French)

The project team built a balanced evidence base on the contribution of EVs towards transport decarbonisation and to RES integration in France by 2030. The project also identified the key levers to reduce the remaining impacts on the environment via lifecycle analysis on five indicators (Global Warming Potential, Acidification Potential, Abiotic Depletion, Eutrophication Potential, Photochemical Ozone Creation Potential).

The analysis shows today, the Global Warming Potential (GWP) of a small Battery Electric Vehicle (e.g. ZOE – 22 kWh) is 70% less than the GWP of a small gasoline car. The GWP of a large BEV is 57% less than the GWP of large diesel car. In 2030, the gap between Internal Combustion Engines vehicles and Battery Electric Vehicles is reduced due to the mild-hybridization of ICE vehicles but BEVs still have less lifecycle emissions.

Recycling is an important element to reduce life-cycle impacts of large BEVs and should be incentivized. On average, a 30% increase of the battery recycling mass rate leads to a 14% decrease of the overall EV’s GWP.

BEVs contribute to renewable energies integration. In case the infrastructure is in place, the use of vehicle-to-grid services can ensure grid stabilization, in particular during peak demand. The technical V2G potential for an average Winter day of 1.3 million vehicles (30% of the estimated stock in 2030) is 45 GWh. Around 10% of this potential could cover the entire needs in terms of primary reserve between 6-8pm during a Winter day in France.

When a battery loses a quarter of its initial capacity, it can be refurbished and used as a storage device for RES. The battery enters its second life. If all automotive batteries entered in the market in 2020 are used for RES storage in 2030, the technical annual potential is 8 TWh. This potential can go up to 37 TWh in 2040, providing there is enough renewables to be stored.

Pour Laurence Tubiana, Directrice générale de la European Climate Foundation,  « La décarbonation du transport est une condition absolue pour honorer les accords de Paris. Cette étude montre que les véhicules électriques peuvent être déployés tout en respectant nos objectifs climatiques et environnementaux. L’esprit collaboratif qui a prévalu pendant ce projet est ce dont nous avons besoin pour réaliser cette ambition. »

Pour Pascal Canfin, directeur de WWF France, « Pour réussir l’évolution vers un avenir 100% renouvelables, la transition des secteurs de la mobilité et de l’énergie doit être menée de concert. Sous certaines conditions, le développement du véhicule électrique peut se réaliser sans besoin particulier de recours à l’énergie nucléaire et représente une solution pour accélérer l’intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique. C’est pourquoi le WWF France soutient son développement parmi un panel de modes de déplacement durables ».

Pour Lorelei Limousin, coordinatrice transport du Réseau Action Climat, « le développement de l’électromobilité présuppose un développement vers 100% d’énergie renouvelable et la baisse du nombre de véhicules en circulation au profit de mobilités partagées et du report modal vers d’autres modes de déplacements pour respecter les objectifs climatiques de neutralité carbone tout en protégeant l’environnement.»

Pour Karen Hollington, Corporate Communication Manager chez SAFT, « Les batteries jouent un rôle-clé dans le développement de la mobilité électrique. Leur recyclage permet de réduire l’empreinte environnementale des véhicules »

Pour Marie Chéron, chargé mobilité et transport à la Fondation Pour la Nature et l’Homme, « cette étude est révélatrice de l’ampleur des changements que nous avons à engager. Une voiture électrique n’est pas une voiture thermique, il faut la regarder autrement, changer les usages. Si la filière automobile est un des piliers de l’économie, le passage à l’électromobilité doit être le moteur d’une économie circulaire, responsable, en phase avec les besoins des gens ». 

Pour Joseph Beretta, Président de AVERE France, « Bien utilisé dans un mix « décarboné » pertinent, le véhicule électrique représente une véritable opportunité écologique pour la France. Dès aujourd’hui et plus encore demain, si le mix évolue dans le bon sens, rouler en véhicule électrifié est un engagement positif qu’il convient de soutenir. »

Pour Jean-Philippe Hermine, Directeur du Plan Environnement de Renault, « L’écosystème de la mobilité électrique pourra constituer un véritable levier d’accélération de la transition énergétique et des énergies renouvelables ».